Le masque

Il y eut une fois une personne du nom de Dici qui vivait dans un village enclavé entre plusieurs monts.

Un jour, Dici partit pour trouver de la nourriture et se dirigea vers un coin de montagne qui lui était inconnu. Autour du village, il y avait dénombrables forêts très denses qui regorgeaient de baies, fruits, de champignons…

Il revint avec une très belle récolte qui ravit tout le village.

Seulement, dans la nuit, Dici tomba malade. Lui seul au village s’était trouvé mal. On tenta beaucoup de méthodes pour faire tomber sa fièvre mais rien n’y fit.

Durant la deuxième nuit, tourmenté par la fièvre, Dici était entre rêve et réalité. Il crut entendre des voix qui l’appelaient et lui conseillaient de chercher l’origine de son mal.

Dici comprit qu’il devait retourner dans la forêt où il avait trouver tant de nourriture. Il attendit que la fièvre lui donne un moment de répit et rassembla son énergie pour se mettre en chemin.

Il retrouva de nouveau plein de bonnes choses à cueillir mais ne toucha à rien. Il avançait péniblement, ne sachant que faire. Si quelque chose ici l’avait rendu malade, alors l’antidote doit s’y trouver également. Il essayait de mettre en ordre ses pensées lorsqu’il aperçut une petite habitation en bois. Il s’approcha.

Il s’appuya contre le mur, fatigué. Il leva son poing, prêt à toquer à la porte quand une voix sans âge interrompit son geste :

« Nul besoin de frapper. Je sais que vous êtes là, vous cherchez de l’aide ? Vous l’aurez certainement. Une condition : comptez jusqu’à 6 avant de rentrer, que je puisse me préparer. »

Bien que fiévreux, Dici compta jusqu’à 6 et entendit résonner dans sa tête :

1 – je me lève.

2 – je me déplace.

3 – je prends mon masque.

4 – je reviens.

5 – je m’assois.

6 – le masque est mis, je suis prêt, entrez.

Dici n’attendit pas une seconde de plus pour pousser la porte et entrer. Il était dans une maisonnette très accueillante et près d’un foyer éteint se trouvait une personne tenant devant son visage un masque au bout d’un bâton. Elle était assise dans un fauteuil et présentait un coussin sur lequel son hôte pouvait s’asseoir.

Dici prit place sur le fauteuil.

« Je t’écoute.  » lui dit la personne masquée.

Et Dici se mit à parler.

Il commença par tenter d’expliquer la raison de sa venue. Il digressa sur les repas, la vie au village, son enfance, les forêts… … …

Il parla longtemps devant cette personne qui ne bougeait pas d’un cil derrière son masque.

Il ne voyait pas son visage mais il savait, sans aucun doute, qu’elle l’écoutait avec une grande attention.

Quand il eut finit une phrase, qui ne semblait pourtant pas la dernière, la personne lui dit :

« Bien. Tu peux t’en aller. Tu peux revenir quand tu veux. »

Dici sortit de la cabane sans même ajouter quoi que ce soit.

Il marcha dans la forêt et remarqua rapidement que sa fièvre était dissipée ! Il n’était plus malade ! Quel soulagement.

Il revint un jour voir la personne masquée, pour la remercier.

Il attendit les 6 secondes réglementaires :

1 – pour se lever.

2 – pour se déplacer.

3 – pour prendre son masque.

4 – pour revenir.

5 – pour s’asseoir.

6 – pour qu’elle soit fin prête.

Il s’installa ensuite et commença à parler, parler, parler. Il repartit de nouveau avec une sensation de légèreté. Après quelques pas il s’aperçut qu’il avait oublié de la remercier.

Il revint ainsi plusieurs fois, oubliant à chaque fois en repartant pourquoi il était venu.

Mais au bout de quelques temps, il se rendit compte qu’il retournait à la cabane poussé par la curiosité : il voulait voir ce qu’il y avait derrière le masque.

Il y passa du temps, plissant imperceptiblement les yeux afin de scruter discrètement les indices, mais rien. Le masque, toujours le même, ne bougeait pas. Et derrière, la personne ne bougeait pas non plus. Elle écoutait très attentivement en silence et immobile.

Un jour pourtant, Dici trouva un moyen. Un moyen tout simple.

Il vint à la cabane, attendit devant la porte en comptant :

1 – pour se lever.

2 – pour se déplacer.

3 – pour prendre la masque.

4 – pour revenir…

Il entra, brisant la règle.

Et il vit le visage de cette personne, debout, le masque à la main.

Il resta un moment à regarder intensément le visage avant de tourner les talons et sortir de la cabane pour retourner au village. Il rentra chez lui directement et s’endormit.

Le lendemain, au lever du jour il partit en direction de la forêt et la chercha toute la journée.

Toute la forêt avait disparu.

Il chercha ainsi plusieurs jours avant d’admettre que la forêt et ses habitants s’étaient volatilisé. Il fut attristé et rentra chez lui, au village.

Depuis, il restait chez lui et s’était mit à peindre et sculpter. A l’aide de différentes techniques, il essayait encore encore et encore, jour après jour, de reproduire au plus près de son souvenir le visage qu’il avait aperçu dans la cabane. C’était sa preuve qu’il n’avait pas rêvé.

Un beau jour, Dici est parti. Les autres villageois et les rumeurs chuchotent qu’il est parti vivre dans une forêt, quelque part.

Quand les villageois sont entrés dans sa maison, ils furent étonnés de voir partout, sur les murs, sur les meubles, sous la table, sur le sol des dessins et des sculptures d’un visage.

C’était le visage de Dici.

et ils prirent chacun un portrait en souvenir.

Mythes des bois anciens – 1

Haiku devinette

Connaissez-vous la mythologie ?

C’est un ensemble de légendes et d’histoires des différents peuples. Ici tu pourras essayer de deviner à l’aide d’un petit poème japonais que l’on appelle haiku de quel personnage mythologique il s’agit. Vous en connaissez certainement plus que vous ne le pensez.

Essayons !

Voici le haiku :

(attention la réponse est en dessous)

chevelure sifflante

mes yeux dans les vôtres

plus personne ne bouge

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Avez-vous trouvé ? Vérifions :

LA MÉDUSE ou LA GORGONE

On l’appelle LA MÉDUSE ou LA GORGONE. Elle fait parti de la mythologie grecque.

Elle est la fille des dieux de la mer Phorcys et Céto. Elle a deux soeurs qui s’appellent Sthéno et Euryale qui sont immortelles contrairement à la Gorgone qui, elle, est mortelle.

On la représente souvent avec une chevelure de serpents et des yeux écarquillés. On dit que ceux qui la regarde dans les yeux se transforme en pierre !

Sur de très anciens vases grecs on la représente avec des défenses, des ailes ou encore un corps mi-humain, mi-animal.

Voyage sur l’île de Pâques

Poème animal

Ma douce et tendre Lila Garenne,

je t’espère tranquille et sereine.

Toi et les petits me manquez,

j’aimerais vous revoir sans tarder.

Tel Ulysse quittant son Ithaque,

j’ai pris la mer pour l’île de Pâques

et voilà maintenant trois mois

que vogue aux vents notre convoi,

le capitaine étant fort sûr

qu’en évoluant à vive allure

nous arriverions rapidement

là où le chocolat nous attend.

Vois-tu, ma chère et belle amie,

les étendues bleues infinies

peuvent être amicales comme fatales :

parfois le temps est idéal

la mer est belle, nous éblouit

et le lendemain dans la nuit,

la tempête éclate, les vagues crient

et sans mal peuvent prendre nos vies.

Mais bien saufs nous sommes arrivés

sur cette île aux sables dorés.

Après quelques pas nous fûmes surpris :

sur ces terres de Rapa Nui

aucun chocolat ! Non, pas un !

Seules des statues à l’œil divin

hautes d’au moins trois ou quatre hommes

petits lapins que nous sommes

nous retournâmes sur nos bateaux.

Sur l’île de Pâques : point de cacao !

Mais j’ai bien vu des oiseaux bleus,

des fleurs aux parfums merveilleux

j’espère un jour vous emmener

voir cette extraordinaire beauté.

Ma douce et belle, à bientôt !

A vous aussi mes lapereaux !

Eliott de Garenne – Lapin corsaire

Petit mot de la forêt 9 – à Nami

YAAAAAA ! Me voilà ! Et je ne suis même essoufflé !

J’espère que je ne suis pas en retard ! Nous sommes bien le 28 mars ?

Oui ? Ouiiiii ! Alors c’est l’anniversaire de notre ami Nami !

De la part des écureuils et des autres animaux de la forêt : nous te souhaitons un joyeux anniversaire ! Profite bien de cette belle journée ensoleillée !

Nous avons hâte de te revoir la prochaine fois que tu iras te balader dans la forêt. Bon c’est vrai que nous sommes parfois un peu timides mais n’hésite pas à nous faire signe !

Nous avons un petit cadeau pour toi. Le plus PRÉCIEUX des cadeaux pour nous les écureuils. Un cadeau super beau, vraiment cool et très délicieux…

Tu l’as deviné ?

UNE NOISETTE bien sûr ! :3

Passe une excellent journée et à bientôt Nami !

🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️🐿️

Hey ! Saviez-vous que → Les écureuils volants ne volent pas techniquement, mais certains peuvent planer sur toute la longueur d’un terrain de football !

Petit mot de la forêt 8 – à Honoré

OUHOU !

C’est moi, le grand hibou gris. En fait on m’appelle le grand hibou gris mais mon nom est Strix Nebulosa ou chouette lapone. Je suis la plus grande chouette en longueur !

Je m’arrête par chez vous pour dire bonjour à Honoré qui est un grand ami des hiboux et des chouettes !

C’est simple, je partais de chez moi, la taïga russe, pour aller voir mes amis les Strix Nebulosa qui vivent dans les forêts d’Amérique du Nord.

La taïga ? C’est une forêt froide et neigeuse peuplée de conifères. On a souvent parlé d’inviter Honoré chez nous. Peut-être nous rendra-t-il visite un jour ?

Oui… c’est vrai. Il peut faire très TRÈS froid dans la taïga. Cependant regarde nous, nous pouvions nous reproduire que dans des régions très froides et maintenant ma famille en Amérique s’est habituée à des températures allant jusqu’à 38°c !

Rien n’est impossible !

Bon, il me reste un long chemin à parcourir et je dors toute la journée alors à bientôt ! :>

Hey ! Saviez vous que → les chouettes et les hiboux sont bien deux espèces différentes. Il y a donc des hiboux mâles et femelles et des chouettes mâles et femelles. La différence ? Une seule : les hiboux ont des aigrettes sur la tête et les chouettes n’en ont pas.

Le grand arbre

Fable bocagère

Au milieu d’une forêt aussi dense qu’éloignée

se tenait, majestueux, un arbre sacré.

Ses branches centenaires servant souvent de route

aux écureuils acrobates et leurs folles courses

évitant adroitement le vol du pouillot

qui au sol fait son nid pour l’hiver être au chaud.

Ses racines bien ancrées ont traversé des ères

et de la vie souterraine connaissent les mystères.

Au beau temps ses feuilles semblent caresser les cieux

et l’automne se détachent pour la danse du feu.

Au pied de son large tronc tous les animaux

en tout temps, toutes saisons y déposent des cadeaux :

fruits à coque, baies bien mûres, légumes et champignons,

fleurs fanées ou à pétales, bulbes déterrés,

herbes fraîches, mues précieuses, châtaignes ou marrons,

branches curieuses, plantes nouvelles, céréales dorés…

Quand le printemps tend enfin ses bras vivifiants,

les bourgeons du grand arbre apparaissent lentement,

deviennent fleurs pour ensuite offrir à chacun

des fruits sans cesse différents, proches du divin.

Bien assez pour nourrir la faune et ses bambins,

même allouer des réserves pour hiberner serein.

Un homme vivant non loin aperçu ce trésor

et de cet avantage profitait jusqu’alors

sans que quiconque dans la forêt ne se soit insurgé

il venait et prenait ce qu’il lui fallait pour manger.

Un jour, ce même homme à la saison hivernale

aperçu au pied de l’arbre les offrandes animales.

<<pourquoi donc, se dit-il, laisser autant d’oblation

se gâcher tristement au pied de ce tronc ?

L’été, nous sommes grès de ces bienfaits je comprends,

mais l’hiver l’arbre dort et néglige ses présents.>>

Sur ces mots l’homme revint, sur son dos une hôte

y mit fenouil, panais, chanterelles et pleurotes.

Puis dans un second voyage il prit tout le foin.

Enfin ce fut l’orge et le seigle qui furent loin du sylvain.

L’homme fut satisfait, cependant, sans le savoir

c’est de toute la forêt qu’il causa les déboires.

En effet au moment de délivrer ses fruits,

le grand arbre fut bien en peine d’énergie :

il donna peu. L’hiver, beaucoup de bêtes moururent

et très peu virent survivre leurs progénitures.

Les résistants allèrent tous trouver le ramasseur :

<< Tu t’es donc octroyé nos dons en son honneur,

mais te figures-tu ô combien ils sont utiles ?

Pourrissant tout l’hiver ils rendent la terre fertile.

Tu as privé le grand arbre de son humus forestier.

De plus ses offrandes ne t’étaient pas destinées.>>

L’homme prit conscience, s’excusa promptement.

De ne plus prendre de fruit se punit sur le champs.

Après un temps la faune accorda son pardon

et l’homme offrit à l’arbre son plus beau potiron.

Petit mot de la forêt 7 – à Ewan

……

……

……

OUI ? Pardon ! J’avais l’air concentré car je regardais une proie dans un arbre et j’ai faim, j’ai faim tout le temps !

Mais c’est Ewan que je viens voir aujourd’hui et j’en ai fait des kilomètres car ma forêt à moi est en Asie. Personnellement j’arrive tout droit de l’Inde.

A part la mère tigre qui reste avec ses petits, nous vivons en solitaire. Bon, s’il met son habit de tigre, on acceptera sûrement Ewan avec les petits tigrons.

A l’état naturel, nous sommes les plus gros félins du monde, la classe internationale non ?

Bon, restons modeste, Ewan aussi a la classe internationale et il n’en fait pas toute une histoire !

Je dois repartir, j’ai de la route à faire. Mais le trajet est agréable alors je reviendrais sans doute !

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Hey ! Saviez vous que → le tigre peut sauter jusqu’à 5 mètres de hauteur. Ils ont un rond blanc derrière les deux oreilles, on appelle ça les « ocelli ».

Petit mot de la forêt 6 – à Liam

SaluuUUuuuUuuuut, moi c’est le paresseux.

Je viens passer le bonjour à Liam. Je vis un peu loin de vos forêts. Vos arbres sont très beaux, rien à dire là-dessus mais je préfère les forêts tropicales d’Amérique du sud et Amérique centrale.

Paresseux… moi…. pas vraiment. Je suis juste lent… mon nom est en fait bradypus qui signifie « pieds lents » en grec.

Vous ne pouvez pas bien voir mes pattes alors vous ne pouvez pas savoir quel type de paresseux je suis. Peux-être suis-je un paresseux à deux doigts… ou celui à trois doigts. Mystèèèèèèèèère…

Comme je suis lent, je n’ai pas de couleurs vives et je peux me camoufler plus facilement que si j’avais les couleurs de mon ami le paradisier. Il passera peut-être vous voir un jour qui sait…? Mystèèèèère…

Bon, je vais retourner… manger mes plantes… et toi Liam, que vas-tu manger ?

A bientôôôôôôôôôôôt…

🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥🦥

Hey ! Saviez vous que → Comme le paresseux a une vertèbre supplémentaire au niveau du cou il peut, comme le hiboux, peut tourner sa tête à 270°. C’est également un très, très, très bon nageur !

Petit mot de la forêt 5 – à Maïa

HEY ! C’est moi, le RENARD !

Je sais que Maïa, une petite humaine très cool est une amie des renards alors je viens vous parler de MOI, l’animal de la RUSE !

Vous me connaissez bien je pense, j’habite dans un terrier dans la forêt. Je pense qu’il n’y a pas à avoir peur de moi car même si je peux mordre, je ne m’approche pas trop des humains.

Et puis, nous les renards, vous nous connaissez aussi car nous sommes souvent présents dans les histoires, il parait que qu’on est rusé.

On apparait dans les fables aussi. Comme cette fable dans laquelle un renard fait chanter un oiseau pour prendre son camembert. Hmm… je ne sais pas si mes congénères mangent du fromage. Moi personnellement non, je préfère les petits animaux ou les poules.

Et toi Maïa, est-ce que tu manges du fromage ? Si toi aussi tu préfères le poulet c’est vraiment qu’on se ressemble !

Bon, le temps presse, j’aime chasser la nuit et le soleil se couche. Je dois y aller.

Qui sait ? Peut-être à bientôt !

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Hey ! Saviez vous que → Les renards font des bruits vraiment bizarres… Et ils ont plus de 40 cris différents !

Le bûcheron et le chat blessé

Avant, avant, il y avait un bûcheron nommé Saé. Il marchait sur un chemin de forêt, rentrant chez lui avec sur le dos le bois qu’il avait coupé. Tandis qu’il marchait à pas lent, il entendit comme un miaulement. Il tendit l’oreille et remarqua que le miaulement se transformait en suite de mots : « J’ai mal », « à l’aide ! »

Alors Saé chercha l’origine de ces plaintes en regardant autour de lui. Il parvint à trouver ce qui se plaignait de la sorte : il s’agissait d’un chat.

Il ouvrait la gueule comme pour miauler mais Saé entendait bel et bien des mots de la langue des humains :

<<Tu m’entends ? demande l’animal.

-Oui, je t’entends. Répond le bûcheron. Que t’arrive t-il ?

-Les humains m’entendent, mais toi tu me comprends ! C’est étonnant ! S’il te plaît, aide-moi… j’ai la patte cassée et si je reste ici cette nuit, je ne serai certainement pas vivant quand le soleil se lèvera.

-Attends un moment, je reviens.>> lui dit simplement Saé en laissant son bois à côté de l’animal blessé.

Il s’éloigna et se retournant pour lui dire avec un sourire :

<<N’en profite pas pour t’enfuir avec mon bois !>>

Le chat plissa les yeux et oublia la douleur un moment.

Saé alla chercher toutes sortes de végétaux et tressa une sorte de natte. Il revint ensuite pour la passer doucement sous le chat et le souleva en faisant attention. Il transporta l’animal blessé et son chargement de bois jusqu’à sa maison et durant tout le trajet il lui semblait entendre un ronronnement de soulagement.

Il soigna le chat et, au bout de quelque temps, il put se remettre sur ses pattes et marcher normalement.

Au moment de partir, le chat lui dit :

<<Merci, Saé, merci beaucoup. Je te dois la vie. Lorsque tu auras besoin de moi, appelle moi. Je t’entendrai à coup sûr et je viendrai jusqu’à toi.>>

Saé salua le chat et lui dit de faire attention à sa santé.

Le bûcheron fit pourtant attention à la sienne mais bientôt, il tomba gravement malade et restait depuis plusieurs jours au lit, brûlant de fièvre.

Sa fenêtre était entrouverte et le chat apparut.

<<Eh bien, te voilà en mauvaise posture. Ça m’attriste de te voir dans cet état. Je te dois la vie, je peux t’aider. »

-Merci cher chat, mais crois-moi, je vais m’en sortir, ne t’inquiète pas>>

Le chat resta silencieux un moment.

<<Comme tu veux. Mais n’oublie pas de m’appeler lorsque tu auras besoin. Je t’entendrai comme tu m’as entendu.>> dit-il au bûcheron. Et il repartit.

La fièvre finit par tomber et Saé par guérir et reprendre sa vie de bûcheron.

Un autre temps, l’hiver fut très, très rude et la nourriture manqua. Saé devint tout maigre et coupait moins de bois. Un soir, il grelottait sous plusieurs vêtements lorsque le chat passa sa tête par la fenêtre entrebâillée.

<<Eh bien, te voilà en mauvaise posture. Ça m’attriste de te voir dans cet état. Je te dois la vie et je peux t’aider à te nourrir.

-Merci cher chat, mais crois moi, je vais m’en sortir , ne t’inquiète pas.>>

Le chat attendit un instant.

<<Comme tu voudras, mais n’oublie pas de m’appeler lorsque tu auras besoin besoin de moi.>>

Et il repartit.

L’hiver rude laissa place à un superbe printemps, magnifique. La terre donna doublement, Saé reprit des forces, il continua sa vie de bûcheron dans la forêt.

Un autre jour, Saé cherchait en vain à écrire un poème pour la personne qu’il aimait. Il y passait des nuits et des nuits et n’y parvenant pas, il perdait le goût de la vie.

Le chat passa par la fenêtre entrouverte.

<<Eh bien, tu sembles en mauvaise posture, ça m’attriste de te voir dans cet état. Je peux t’aider à trouver l’inspiration.

-Merci cher chat, Mais je vais y arriver, ne t’inquiète donc pas.>>

Le chat allait repartir après avoir répété au bûcheron qu’il ne devait pas hésiter à l’appeler s’il en avait besoin. Mais après quelques pas, il revint à la fenêtre.

<<Je ne comprend pas pourquoi tu t’obstines refuser mon aide.

-Il y a plusieurs choses que tu n’as pas comprises, mon cher chat…>>

Saé n’en dit pas plus et le chat reprit sa route, intrigué.

Il revint un jour. Le bûcheron vivait maintenant avec la personne qu’il aimait.

-J’ai compris plusieurs choses. » dit d’entrée l’animal.

-C’est vrai ? Et lesquelles, cher chat ? »

-Eh bien, tout d’abord, tu refuseras toujours mon aide. Car il me semble que tu m’aies sauvé la vie sans rien attendre en retour.

-C’est exact. dit le bûcheron.

-Et aussi, cette fenêtre reste entrouverte car il me semble que je suis le bienvenu dans ta demeure, même sans t’apporter mon aide.

-C’est bien vrai. dit le bûcheron.

-Et enfin, j’ai surtout compris que tu étais un sacré dur à cuire qui se sort de toutes sortes de situations.

-Ah ah ! Ce n’est pas faux cher matou. dit le bûcheron.

-Alors, puis-je au moins t’offrir mon amitié, sans rien en retour ? proposa le chat.

-J’en serais plus que ravi ! s’exclama Saé.

Le chat entra alors dans la maison et vint s’installer devant le foyer, qui dégageait une très douce chaleur.

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