Voyage sur l’île de Pâques

Poème animal

Ma douce et tendre Lila Garenne,

je t’espère tranquille et sereine.

Toi et les petits me manquez,

j’aimerais vous revoir sans tarder.

Tel Ulysse quittant son Ithaque,

j’ai pris la mer pour l’île de Pâques

et voilà maintenant trois mois

que vogue aux vents notre convoi,

le capitaine étant fort sûr

qu’en évoluant à vive allure

nous arriverions rapidement

là où le chocolat nous attend.

Vois-tu, ma chère et belle amie,

les étendues bleues infinies

peuvent être amicales comme fatales :

parfois le temps est idéal

la mer est belle, nous éblouit

et le lendemain dans la nuit,

la tempête éclate, les vagues crient

et sans mal peuvent prendre nos vies.

Mais bien saufs nous sommes arrivés

sur cette île aux sables dorés.

Après quelques pas nous fûmes surpris :

sur ces terres de Rapa Nui

aucun chocolat ! Non, pas un !

Seules des statues à l’œil divin

hautes d’au moins trois ou quatre hommes

petits lapins que nous sommes

nous retournâmes sur nos bateaux.

Sur l’île de Pâques : point de cacao !

Mais j’ai bien vu des oiseaux bleus,

des fleurs aux parfums merveilleux

j’espère un jour vous emmener

voir cette extraordinaire beauté.

Ma douce et belle, à bientôt !

A vous aussi mes lapereaux !

Eliott de Garenne – Lapin corsaire

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